Le territoire est marqué dans son relief par le Massif de la Gardiole et la Montagne de la Moure qui présentent des caractéristiques topographiques particulières et des paysages différents. L’Etang de Thau forme une autre entité, en relation directe avec l’ensemble du bassin versant.
Les 37.800 hectares de superficie totale du Bassin de Thau se répartissent selon :
47% d’espaces agricoles
42% d’espaces naturels
11% d’espaces urbanisés.
Le paysage agricole s’étend sur 17 600 hectares, dont la vigne occupe 33,5% (5.904 hectares en 2006). Le reste est représenté par des cultures de type céréales, fourragères, maraîchage et arboriculture (900 hectares environ) ; le solde restant étant constitué de friches.
27% des surfaces viticoles sont classés en A.O.P – Appellation d’Origine Protégée (1.600 hectares) :
Muscat de Frontignan
Muscat de Mireval
Coteaux du Languedoc (Picpoul de Pinet et Grès de Montpellier).
La production totale sur le territoire s’élève à près de 261 000 hectolitres, dont :
78% en vins de pays (Collines de la Moure, Côte de Thau, Vins de pays d’Oc)
12% en A.O.P : 67% par les muscats.
10% en vin de table.
L’Etang de Thau est la première zone de production conchylicole de méditerranée, représentant 9% de la production française, mais 80% de la production méditerranéenne en huîtres et moules de Bouzigues (tonnage annuel de 15.000 tonnes sur l’étang et la mer). Ces exploitations représentent 670 concessionnaires, 1.200 emplois directs, et un chiffre d’affaires de 34 millions d’euros.
La petite pêche lagunaire compte 280 licences, 280 emplois directs et 8 millions d’euros de chiffres d’affaires. Elle s’appuie encore sur l’utilisation de techniques ancestrales (filet fixe « Capétchade » ou pêche à l’arselière). Les productions sont essentiellement les dorades, loups, anguilles, palourdes, oursins, escargots de mer…